Questions qu’on ne pose jamais
— Pourquoi avons-nous tant besoin de réponses immédiates ?
Parce que l’incertitude fatigue.
Une réponse apaise, même lorsqu’elle est fragile.
Parce que l’incertitude fatigue.
Une réponse apaise, même lorsqu’elle est fragile.
— À quel moment cesse-t-on de penser soi-même ?
Quand l’outil devient un substitut.
Penser suppose d’habiter le doute, pas de l’éviter.
Quand l’outil devient un substitut.
Penser suppose d’habiter le doute, pas de l’éviter.
— Cherche-t-on des informations… ou une autorité ?
Souvent une autorité.
Quelque chose qui tranche à notre place.
Souvent une autorité.
Quelque chose qui tranche à notre place.
— Pourquoi la parole fluide impressionne-t-elle autant ?
Parce que nous associons clarté et vérité.
Or la clarté peut aussi masquer le vide.
Parce que nous associons clarté et vérité.
Or la clarté peut aussi masquer le vide.
— Que délègue-t-on exactement à une machine ?
Le tri.
La formulation.
Parfois, la responsabilité de conclure.
Le tri.
La formulation.
Parfois, la responsabilité de conclure.
— Que reste-t-il quand on retire l’outil ?
La question brute.
Et la charge de la porter soi-même.
Repère de lucidité
Ce n’est pas la réponse qui libère.
C’est la capacité à rester présent à la question.
La question brute.
Et la charge de la porter soi-même.
Repère de lucidité
Ce n’est pas la réponse qui libère.
C’est la capacité à rester présent à la question.