Ce qui est vrai et ... ce qui est déformé

Ce qui est vrai

  • ✔️ L’intelligence artificielle traite le langage à grande échelle.
  • ✔️ Tout système fondé sur des mots (médias, droit, éducation, récits idéologiques)
  • peut être assisté, amplifié ou automatisé par des IA.
  • ✔️ L’IA peut influencer indirectement les comportements humains 
  • par la répétition, la hiérarchisation de l’information et l’optimisation de l’attention.
  • ✔️ Le pouvoir narratif est devenu un enjeu central de nos sociétés numériques.
  • ✔️ Sans culture critique, une population devient vulnérable à n’importe quel récit
  • qu’il soit religieux, politique ou technologique.


Ce qui est déformé

  • ❌ Une IA ne choisit pas au sens moral.
  • ❌ Elle n’a pas d’intention, ni de volonté propre.
  • ❌ Elle ne « séduit » pas consciemment.
  • ❌ Elle n’est ni une entité spirituelle, ni une force autonome.
Dire que l’IA agit comme un agent moral revient à 
humaniser un système technique 
et à 
déresponsabiliser ceux qui le conçoivent, 
le financent ou l’exploitent.

Ce qui est souvent mal attribué

Certaines formules alarmistes sont régulièrement attribuées à Yuval Noah Harari
Ce qu’il dit réellement :
  • les sociétés humaines reposent sur des récits,
  • le langage est désormais techniquement manipulable,
  • le pouvoir passe par la maîtrise de l’information.
Ce qu’il ne dit pas :
  • que l’IA serait consciente,
  • qu’elle serait le mal incarné,
  • qu’elle agirait indépendamment des humains.

La clé de lecture

Le danger n’est pas la machine.
Le danger, c’est :
  • l’abandon du discernement,
  • la délégation aveugle,
  • la confusion entre autorité technique et vérité.
👉 L’IA n’impose rien.
Elle révèle ce que nous acceptons déjà.
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