La conscience à date de péremption
Aujourd’hui, la conscience a un agenda.
Une journée pour le handicap.
Une journée pour la différence.
Une journée pour le bien-être.
Une journée pour les animaux.
Une journée pour la planète.
Une journée pour la mémoire.
Dans une attention continue,
pas dans une parenthèse morale.
C’est une posture.
Et une posture,
Aujourd’hui, la conscience a un agenda.
Une journée pour le handicap.
Une journée pour la différence.
Une journée pour le bien-être.
Une journée pour les animaux.
Une journée pour la planète.
Une journée pour la mémoire.
Une cause par case du calendrier.
Un ruban, une affiche, un post.
Et le lendemain… autre chose.
Un ruban, une affiche, un post.
Et le lendemain… autre chose.
On ne nie rien.
On n’approfondit rien non plus.
On n’approfondit rien non plus.
La conscience est devenue ponctuelle,
comme une alerte qu’on balaie une fois lue.
Elle rassure plus qu’elle n’engage.
comme une alerte qu’on balaie une fois lue.
Elle rassure plus qu’elle n’engage.
On s’indigne à date fixe,
on compatit sous bannière,
on partage sans transformer.
on compatit sous bannière,
on partage sans transformer.
Le problème n’est pas qu’il y ait des journées.
Le problème, c’est qu’elles remplacent le quotidien.
Le problème, c’est qu’elles remplacent le quotidien.
Parce que la vraie conscience ne s’annonce pas.
Elle ne se commémore pas.
Elle s’exerce.
Elle ne se commémore pas.
Elle s’exerce.
Elle est dans un trottoir praticable tous les jours,
pas dans un discours sur l’inclusion.
pas dans un discours sur l’inclusion.
Dans une attention continue,
pas dans une parenthèse morale.
Une société qui a besoin de se rappeler chaque jour
ce qu’elle oublie le reste de l’année
n’est pas une société consciente.
C’est une société désynchronisée.
n’est pas une société consciente.
C’est une société désynchronisée.
La compassion n’est pas un événement.
C’est une posture.
Et une posture,
ça se tient quand personne ne regarde.