Le quantique, le slip et la conscience
(chronique d’un grand malentendu moderne)
Aujourd’hui, il sert surtout à vendre des stages, des croyances, des certitudes toutes faites
Et encore moins de slips,
Ici, on ne confond pas le doute avec le brouillard.
La lucidité n’est pas un cri : c’est une discipline.
Il fut un temps où le mot quantique désignait une branche précise,
exigeante
et mathématiquement redoutable de la physique.
Aujourd’hui, il sert surtout à vendre des stages, des croyances, des certitudes toutes faites
— et parfois même des crèmes antirides.
Le glissement est fascinant.
La physique quantique décrit des phénomènes microscopiques avec une précision stupéfiante.
Elle ne parle ni de conscience, ni de vie après la mort, ni de guérison énergétique,
Elle ne parle ni de conscience, ni de vie après la mort, ni de guérison énergétique,
ni de Jésus version Planck.
Et encore moins de slips,
fussent-ils vibratoires.
Confondre cela n’est pas une audace intellectuelle :
c’est un abus de langage, souvent maquillé en éveil.
Quand le mystère devient marketing
La conscience reste une énigme.
Pas une énigme “bientôt résolue”,
c’est un abus de langage, souvent maquillé en éveil.
Quand le mystère devient marketing
La conscience reste une énigme.
Pas une énigme “bientôt résolue”,
pas une énigme “en attente d’un bon algorithme”.
Une énigme de nature différente.
Une énigme de nature différente.
La fameuse “question difficile” de la conscience n’est pas un défi technique.
C’est une limite structurelle :
la conscience ne peut pas se mettre hors d’elle-même
C’est une limite structurelle :
la conscience ne peut pas se mettre hors d’elle-même
pour s’observer comme un objet.
Autrement dit :
ce n’est pas un problème mal posé,
c’est un problème impossible à poser correctement.
ce n’est pas un problème mal posé,
c’est un problème impossible à poser correctement.
Et non, invoquer le mot quantique n’y change strictement rien.
Science, métaphysique… et confusion générale
Que la science ait des limites n’est pas une faiblesse :
c’est sa condition de validité.
Science, métaphysique… et confusion générale
Que la science ait des limites n’est pas une faiblesse :
c’est sa condition de validité.
Que certains en profitent pour glisser leurs croyances personnelles
dans les interstices du savoir, voilà le vrai problème.
Car dire :
- « la science ne peut pas expliquer la conscience »
n’équivaut pas à : - « la conscience prouve ceci ou cela ».
— que beaucoup franchissent à grands bonds enthousiastes,
sans regarder où ils posent les pieds.
Le piège du “mental menteur”
Ironie suprême :
ceux qui dénoncent le mental tombent souvent dans ses pièges les plus grossiers.
Le piège du “mental menteur”
Ironie suprême :
ceux qui dénoncent le mental tombent souvent dans ses pièges les plus grossiers.
Certitudes rapides.
Postures supérieures.
Mépris déguisé en éveil.
Postures supérieures.
Mépris déguisé en éveil.
La lucidité, elle, est beaucoup plus sobre.
Elle accepte de ne pas savoir.
Elle distingue ce qui relève de la science, de la métaphysique, de l’expérience intime
Elle accepte de ne pas savoir.
Elle distingue ce qui relève de la science, de la métaphysique, de l’expérience intime
— sans tout mélanger dans un shaker cosmique.
En résumé (sans vibration forcée)
il a au moins le mérite d’être honnête :
il ne prétend couvrir que ce qu’il peut réellement contenir 😌 🦉✨
En résumé (sans vibration forcée)
- La conscience demeure un mystère.
- La physique quantique n’est pas une clé universelle.
- Le flou n’est pas de la profondeur.
- Et l’éveil n’a jamais eu besoin d’arguments publicitaires.
il a au moins le mérite d’être honnête :
il ne prétend couvrir que ce qu’il peut réellement contenir 😌 🦉✨
Ici, on ne confond pas le doute avec le brouillard.
La lucidité n’est pas un cri : c’est une discipline.