Le corps d’abord
Le corps ne discute pas.
Il ne justifie pas.
Il répond.
Quand quelque chose n’est pas juste,
il se tend, se crispe, se fatigue, se ferme.
il se tend, se crispe, se fatigue, se ferme.
Quand je me rapproche de ce qui me respecte,
il se relâche
— parfois à peine,
mais suffisamment pour que je le sente.
mais suffisamment pour que je le sente.
Je n’ai pas besoin d’y croire.
Je le constate.
Je le constate.
Le corps est le premier à savoir.
Bien avant que le mental ne formule une explication,
bien avant que l’émotion ne déborde.
Bien avant que le mental ne formule une explication,
bien avant que l’émotion ne déborde.
S’écouter commence là :
dans ces micro signaux discrets
que l’on apprend souvent à ignorer
par habitude,
par peur,
par adaptation.
Puis viennent les émotions
Les émotions sont des messagères.
Elles informent, elles alertent, elles signalent.
Puis viennent les émotions
Les émotions sont des messagères.
Elles informent, elles alertent, elles signalent.
Elles ne sont ni bonnes ni mauvaises.
Elles indiquent simplement
qu’un mouvement intérieur est en cours.
Une émotion écoutée circule.
Une émotion retenue se transforme en tension.
Une émotion niée finit parfois par se dire autrement. J
e n’ai pas à la dramatiser,
ni à l’expliquer immédiatement.
ni à l’expliquer immédiatement.
Je peux simplement la reconnaître
et lui laisser l’espace de se déposer. L’émotion n’est pas une vérité définitive.
C’est un passage.
Enfin, le mental et l’ego
Le mental est utile.
Il analyse, organise, met en mots, transmet.
Il sait construire des cartes.
L’ego, lui, cherche surtout à se rassurer.
Il compare, anticipe, se défend,
veut avoir raison ou être reconnu.
Il compare, anticipe, se défend,
veut avoir raison ou être reconnu.
Ils parlent beaucoup.
Parfois trop.
Parfois trop.
Leur intention n’est pas mauvaise,
mais lorsqu’ils prennent toute la place,
ils couvrent ce qui se dit plus bas. J
mais lorsqu’ils prennent toute la place,
ils couvrent ce qui se dit plus bas. J
e n’ai pas à les faire taire.
Je peux simplement baisser le volume.
Je peux simplement baisser le volume.
Comme une radio que je règle
selon ce qui est nécessaire.
Écouter vraiment
Je m’écoute quand :
et ce que nous scions sans cesse dans nos têtes,
vient un moment
où écouter ne suffit plus.
Quand l’écoute arrive à son terme
Il arrive que tout soit clair.
Je sais.
Je comprends.
J’ai entendu.
selon ce qui est nécessaire.
Écouter vraiment
Je m’écoute quand :
- le corps se détend, même légèrement
- l’émotion se calme sans être niée
- la réponse est simple, sans justification
- tout argumente, se défend, se presse
- le mental tourne en boucle
- le corps reste contracté malgré la “compréhension”
et ce que nous scions sans cesse dans nos têtes,
vient un moment
où écouter ne suffit plus.
Quand l’écoute arrive à son terme
Il arrive que tout soit clair.
Je sais.
Je comprends.
J’ai entendu.
Et pourtant, quelque chose continue de peser.
Ce n’est plus un problème d’écoute.
C’est une question de charge.
C’est une question de charge.
À ce stade, continuer à s’analyser
devient circulaire.
Fatigant.
devient circulaire.
Fatigant.
L’écoute a fait son travail.
Un autre geste devient possible.
Un autre geste devient possible.
Non plus ajouter,
mais enlever. Faire de la place.
Laisser tomber ce qui encombre,
ce qui alourdit,
ce qui n’est plus nécessaire.
Ce n’est pas un renoncement.
C’est une continuité naturelle.
C’est une continuité naturelle.
Quand j’ai assez écouté,
je peux commencer à laisser partir.
je peux commencer à laisser partir.