Quand l’intention ne suffit pas

Nous croyons souvent communiquer clairement.

Nous pensons dire ce que nous voulons dire. 

Mais le sens réel d’un message
n’est pas dans l’intention qui l’accompagne.

Il est dans la réponse qu’il provoque. 
Il suffit parfois d’un regard,
d’un silence,
d’une phrase dite sans arrière-pensée,
pour déclencher une réaction inattendue :

hostilité, 
méfiance, 
attaque. 
Sur le moment, l’incompréhension est totale :
« Je n’ai rien fait. »

Peut-être.

Mais quelque chose a été lu

Même sans en avoir conscience,

nous communiquons en permanence.
Posture, 
ton, 
rythme, 
regard, 
absence de mots.

Et l’autre ne reçoit pas ce que nous pensions transmettre,

mais ce que son propre filtre lui permet d’interpréter. 

Le mental traduit.
L’ego personnalise. 

Alors chacun croit réagir à l’autre,

alors qu’il réagit surtout
à sa propre projection. 

Ce n’est pas une faute.
C’est humain. 

Mais tant que je crois que l’autre me comprend
comme je me comprends moi-même,
je reste enfermé dans ma tête. 

Observer l’impact réel de ce que je communique
ne consiste pas à me surveiller,
ni à me plier,
ni à manipuler. 

C’est simplement accepter un fait brut :
si le message n’atterrit pas,
ce n’est pas l’intention qui compte,
c’est l’effet. 

Communiquer, ce n’est pas parler juste.
C’est être prêt à ajuster
quand le retour indique autre chose. 

Sinon, on ne communique pas.
On nique la com’
en toute bonne foi.
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