La pensée magiqueQuand l’émotion se prend pour un signe
Et j’en rajoute,
oui.
Parce qu’à force d’appeler « signes »
ce qui relève du temps qui passe,
on finit par prendre ses émotions pour des oracles.
ce qui relève du temps qui passe,
on finit par prendre ses émotions pour des oracles.
Un décès devient un mauvais présage.
Une coïncidence, un message.
Un malaise personnel, une vérité générale.
Une coïncidence, un message.
Un malaise personnel, une vérité générale.
Ce n’est pas de l’intuition.
C’est de la pensée magique.
C’est de la pensée magique.
Elle rassure.
Elle simplifie.
Elle évite de penser trop longtemps.
Elle simplifie.
Elle évite de penser trop longtemps.
La pensée magique ne dit jamais :
« Je ressens quelque chose. »
Elle dit :
« Ça veut dire quelque chose. »
« Je ressens quelque chose. »
Elle dit :
« Ça veut dire quelque chose. »
Et là, le doute est prié de rester dehors.
Le problème, ce n’est pas d’avoir des émotions.
C’est de les transformer en preuves.
En analyses.
En prédictions pour l’avenir.
C’est de les transformer en preuves.
En analyses.
En prédictions pour l’avenir.
Parce qu’un ressenti n’est pas un raisonnement.
Et qu’un signe n’explique rien.
Et qu’un signe n’explique rien.
La lucidité n’éteint pas la sensibilité.
Elle l’empêche simplement
de se déguiser en vérité.
Elle l’empêche simplement
de se déguiser en vérité.
Et ça, oui, j’en rajoute.