Petit rappel à l’usage des esprits libres

(et de ceux qui doutent encore d’eux-mêmes) 

Ne vous laissez ni impressionner,
ni submerger,
par les postures autoritaires des “sachants”
Ils n’en savent pas plus que vous. 

L’usage d’un vocabulaire clinquant,
de phrases longues comme des certitudes,
et de quelques références historiques bien choisies
ne garantit ni la véracité,
ni l’exactitude
de la théorie énoncée. 

Cela donne parfois l’illusion de la profondeur.
Jamais la preuve.

Quand le ton remplace le fond

Beaucoup de discours impressionnent non par ce qu’ils démontrent,
mais par la manière dont ils s’imposent
Empilement de concepts.
Assertions définitives.
Verdicts présentés comme indiscutables. 

Le tout repose souvent sur un amalgame de pensées éparses,
monté en bloc compact,
puis scellé par l’ego qui l’énonce. 
Ce n’est pas de la rigueur.
C’est de la mise en scène.

La vraie autorité ne s’impose pas

Une pensée solide :
  • explique, elle ne domine pas,
  • distingue, elle ne mélange pas,
  • accepte ses limites, elle ne les masque pas derrière des certitudes tonitruantes.
Celui qui sait vraiment :
  • n’a pas besoin d’écraser,
  • ne méprise pas les questions,
  • et n’exige jamais l’adhésion immédiate.
Le reste relève plus de la posture que de la connaissance.

À retenir, tranquillement

  • Le doute n’est pas une faiblesse.
  • La complexité n’excuse pas la confusion.
  • L’assurance n’est pas un critère de vérité.
  • Et la pensée critique commence souvent par un simple :
    « Attends… est-ce vraiment si évident ? »
Fais confiance à ton discernement.
Il est souvent plus fiable qu’un discours trop sûr de lui. 🦉✨

La lucidité ne crie pas.
Elle observe.
Puis elle passe son chemin.
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