La confusion volontaire
La désinformation volontaire
Ce qui la caractérise, ce n’est pas l’erreur.
Ce n’est ni se tromper, ni poser une hypothèse, ni alerter avec prudence.
Ce n’est ni se tromper, ni poser une hypothèse, ni alerter avec prudence.
C’est faire semblant de douter tout en installant un récit.
Un brouillage assumé, sous une posture “respectable”.
Les marqueurs sont récurrents
On reconnaît ce procédé à quelques mécanismes très nets :
Un brouillage assumé, sous une posture “respectable”.
Les marqueurs sont récurrents
On reconnaît ce procédé à quelques mécanismes très nets :
Formulations ambiguës
« on dit que… », « certains affirment… », « dossier troublant… »
→ personne n’est responsable de l’affirmation, mais l’idée est semée.
« on dit que… », « certains affirment… », « dossier troublant… »
→ personne n’est responsable de l’affirmation, mais l’idée est semée.
Auto-désamorçage de façade
« absurde, évidemment »
→ qui permet ensuite de tout dire sans jamais répondre de rien.
« absurde, évidemment »
→ qui permet ensuite de tout dire sans jamais répondre de rien.
Absence de cadre
Pas de sources solides.
Pas de contexte historique.
Aucune distinction claire entre hypothèse, rumeur et fait établi.
Pas de sources solides.
Pas de contexte historique.
Aucune distinction claire entre hypothèse, rumeur et fait établi.
Appel au vertige plutôt qu’à la compréhension
On ne cherche pas à éclairer.
On cherche à faire vaciller.
Le schéma est presque mécanique
Pourquoi c’est volontaire
Parce que ce type de discours :
On ne cherche pas à éclairer.
On cherche à faire vaciller.
Le schéma est presque mécanique
- Lancer une idée choquante (« et si… ? »)
- Se couvrir immédiatement (« absurde, évidemment »)
- Insister sur le vertige (« mais quel dossier étonnant ! »)
- Laisser la foule amplifier (commentaires, fantasmes, prophéties)
Pourquoi c’est volontaire
Parce que ce type de discours :
- sait très bien comment fonctionne l’attention,
- connaît les ressorts émotionnels (peur, soupçon, nostalgie),
- évite la vérification,
- refuse la hiérarchisation,
- joue sur l’émotion, pas sur la compréhension,
- et exploite la fatigue cognitive du public.
C’est : « plus rien n’est sûr, donc tout est inquiétant »
Et ça, ce n’est pas du journalisme.
C’est de la mise en scène de l’incertitude.
Le point clé : la confusion volontaire
La désinformation moderne ne ment pas frontalement.
Elle mélange :
Et quand tout se vaut,
C’est de la mise en scène de l’incertitude.
Le point clé : la confusion volontaire
La désinformation moderne ne ment pas frontalement.
Elle mélange :
- du vrai (les outils existent),
- du plausible (ils transforment des pratiques),
- de l’absurde (ils réécriraient l’Histoire),
- et du mystique (ils deviendraient tout-puissants).
Et quand tout se vaut,
plus rien ne se discute rationnellement.
C’est exactement ainsi qu’on fabrique :
Pourquoi c’est plus grave que la simple peur
La peur, ça se rassure.
La désinformation volontaire, elle :
ce n’est pas l’outil qui menace l’humanité.
C’est l’abandon du discernement.
En résumé
La désinformation volontaire moderne :
- des peurs diffuses,
- des croyances molles,
- et des publics captifs.
Pourquoi c’est plus grave que la simple peur
La peur, ça se rassure.
La désinformation volontaire, elle :
- désarme l’esprit critique,
- fatigue la raison,
- incite au renoncement intellectuel
(« on ne sait plus rien, donc tout est possible »).
ce n’est pas l’outil qui menace l’humanité.
C’est l’abandon du discernement.
En résumé
La désinformation volontaire moderne :
- ne ment pas franchement,
- ne démontre rien,
- suggère, insinue, laisse flotter.
Elle dit : « méfiez-vous de tout »
Elle refuse le vertige spectaculaire.
— sauf, curieusement, de celui qui parle.
La lucidité fait l’inverse.
Elle distingue.
Elle ralentit.
Elle nomme précisément les risques réels.
Elle distingue.
Elle ralentit.
Elle nomme précisément les risques réels.
Elle refuse le vertige spectaculaire.
Ça fait moins de bruit.
Mais beaucoup plus de lumière ✨
Mais beaucoup plus de lumière ✨