Écouter son petit véhicule terrestre
Nous passons beaucoup de temps à vouloir réparer.
Nos corps, nos émotions, nos pensées.
À chercher la bonne méthode,
Comme si la vie était un problème mal formulé.
Il envoie des signaux simples, persistants, patients.
Encore faut-il accepter de les recevoir
sans vouloir immédiatement les faire taire.
Cela peut prendre la forme d’un ventre tendu,
d’une fatigue qui ne cède pas,
de douleurs récurrentes ou d’un sommeil haché.
Il ne punit pas.
Il informe.
quand on a préféré tenir plutôt que ressentir,
avancer plutôt que s’arrêter.
Cela ressemble parfois à une irritabilité inhabituelle,
à une tristesse sans cause apparente,
à une hypersensibilité soudaine ou à un découragement diffus.
Elle ne dramatise pas.
Elle réclame de l’attention.
Il ne contrôle pas.
Il protège, comme il peut.
L’amour commence là :
quand on cesse de faire taire un signal
au nom d’un autre.
De rester présent sans juger,
attentif sans intervenir trop vite.
Parfois, cela consiste juste à ne rien corriger tout de suite.
L’émotion n’est pas une faiblesse à corriger.
Le mental n’est pas un ennemi à dompter.
Et l’amour, le vrai,
c’est peut-être d’accepter de les regarder
avant que tous les voyants ne clignotent en même temps.
encore faut-il apprendre à écouter dans le bon ordre.
Nous passons beaucoup de temps à vouloir réparer.
Nos corps, nos émotions, nos pensées.
À chercher la bonne méthode,
le bon outil, la bonne réponse.
Comme si la vie était un problème mal formulé.
Et si, parfois, la résolution ne passait pas par une solution,
mais par une écoute.
mais par une écoute.
Ce petit véhicule terrestre que nous habitons
ne parle pas une langue compliquée.
ne parle pas une langue compliquée.
Il envoie des signaux simples, persistants, patients.
Encore faut-il accepter de les recevoir
sans vouloir immédiatement les faire taire.
Le corps parle quand quelque chose n’est plus assimilé,
quand le rythme est rompu,
quand l’accumulation remplace le mouvement.
quand le rythme est rompu,
quand l’accumulation remplace le mouvement.
Cela peut prendre la forme d’un ventre tendu,
d’une fatigue qui ne cède pas,
de douleurs récurrentes ou d’un sommeil haché.
Il ne punit pas.
Il informe.
L’émotion se trouble quand un besoin a été nié trop longtemps,
quand on a préféré tenir plutôt que ressentir,
avancer plutôt que s’arrêter.
Cela ressemble parfois à une irritabilité inhabituelle,
à une tristesse sans cause apparente,
à une hypersensibilité soudaine ou à un découragement diffus.
Elle ne dramatise pas.
Elle réclame de l’attention.
Le mental, lui, s’emballe souvent par amour mal placé.
Il tente de compenser, d’organiser, de comprendre à toute vitesse
ce que le corps et l’émotion n’ont pas eu le temps d’exprimer.
Cela donne des ruminations,
des scénarios en boucle,
une difficulté à se poser,
Il tente de compenser, d’organiser, de comprendre à toute vitesse
ce que le corps et l’émotion n’ont pas eu le temps d’exprimer.
Cela donne des ruminations,
des scénarios en boucle,
une difficulté à se poser,
même quand tout semble aller “objectivement bien”.
Il ne contrôle pas.
Il protège, comme il peut.
Traiter l’un sans écouter les autres,
c’est déplacer le problème,
c’est déplacer le problème,
pas le résoudre.
L’amour commence là :
quand on cesse de faire taire un signal
au nom d’un autre.
L’écoute active n’est ni mystique ni exigeante.
Elle demande simplement de ralentir
Elle demande simplement de ralentir
assez
pour distinguer ce qui informe
de ce qui affole.
pour distinguer ce qui informe
de ce qui affole.
De rester présent sans juger,
attentif sans intervenir trop vite.
Parfois, cela consiste juste à ne rien corriger tout de suite.
Aimer, en 2026,
ce sera peut-être cela :
cesser de se battre contre soi
et apprendre à se lire.
ce sera peut-être cela :
cesser de se battre contre soi
et apprendre à se lire.
Le corps n’est pas un obstacle à dépasser.
L’émotion n’est pas une faiblesse à corriger.
Le mental n’est pas un ennemi à dompter.
Ce sont trois tableaux de bord.
Et l’amour, le vrai,
c’est peut-être d’accepter de les regarder
avant que tous les voyants ne clignotent en même temps.
Avant de chercher à comprendre davantage,
encore faut-il apprendre à écouter dans le bon ordre.