une petite révolution intérieure ✨ Le déroutage mental
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le dedans et le dehors : deux ciels qui se parlent en secret.
Il existe des vérités minuscules qui ne paient pas de mine.
Des vérités qui n’ont ni grandes ailes, ni auréole qui clignote, mais qui, posées dans la paume, font soudain respirer plus large. On croit souvent que la libération vient de loin, d’en haut, d’un grand travail, d’un “il faut” ou d’un “tu devrais”. Et parfois… non.
Parfois, c’est une luciole qui montre la sortie en agitant juste une petite lumière.
Une lumière timide, mais juste.
Une lumière qui dit : « Viens, on déplace un caillou. Le reste suivra. » Ce billet parle de ça :
du premier caillou, du premier orteil dans la nouveauté,
et du pardon… qui n’est jamais là où on croit.
Le pardon n’est pas un outil. Le “enfin” l’est.
Il existe une injonction qui se promène partout, du divan du psy aux rayons développement personnel :
« Il faut pardonner. » Comme si une âme blessée était un dossier en retard.
Comme si la sagesse devait tomber du ciel avant même que la douleur ne s’apaise. La vérité :
le pardon n’est jamais le début du chemin.
Il en est parfois la conclusion. Entre les deux, il y a l’étape oubliée :
ce petit moment discret, presque physique, où quelque chose en soi fait crac et lâche.
Ce moment-là, c’est le « enfin ». Ce n’est pas spectaculaire. C’est vivant.
Et cet “enfin” n’arrive ni par la morale, ni par la méditation forcée, ni par l’analyse quand la plaie est encore vive.
Il arrive par un mouvement minuscule :
sortir de la zone de confort de la souffrance. Oui — paradoxal mais réel — la souffrance est aussi une zone de confort.
Parce qu’on la connaît par cœur.
Parce qu’elle nous donne l’illusion de maîtriser quelque chose.
Parce qu’elle est familière. Alors comment en sortir, même un tout petit peu ?
Le modèle du “déroutage du mental”
1. Choisir quelque chose d’entièrement nouveau.
Un truc qui te fait dire : « Non merci, pas moi. »
C’est justement bon signe : le mental n’a aucun script pour ça.
Il ne peut donc pas ruminer en terrain inconnu.
2. Essayer. Une fois. Puis deux. Puis trois.
Trois essais, c’est le seuil minimal.
Pas pour la performance : juste pour sentir si un minuscule déplacement apparaît.
3. Abandonner en râlant si nécessaire.
Râler est un signe de vie.
Ça prouve que tu peux encore décider, réagir, bouger.
Et une souffrance qui bouge… c’est déjà le début de la sortie.
4. Essayer autre chose. Puis encore autre chose.
On ne cherche pas LA bonne activité.
On prive la douleur de ses repères.
Le mental perd ses habitudes, s’essouffle, décroche.
5. Multiplier les petits essais.
Un petit bouquet de tentatives.
Pas pour t’occuper : pour occuper la spirale intérieure.
Une activité absorbante = une rumination en moins.
6. Marquer chaque micro-réussite.
Un post-it sur le frigo.
Un petit cœur sur le calendrier les jours où tu as souri au moins une fois.
Deux cœurs si tu as aussi respiré profondément une minute. Ce n’est pas de la psychologie :
c’est de la météo intérieure.
Ça matérialise le mouvement.
Ça contredit la petite voix qui dit : « Tu n’avances pas. »
Quand le pardon arrive vraiment
Le pardon, le vrai, n’a pas besoin d’être prononcé.
Il n’a pas besoin de cérémonie ni de mise en scène.
Il ne se “déclare” pas. Il se dépose.
Silencieusement.
À l’intérieur. On ne l’attend pas : on le reconnaît.
À un apaisement.
À un souffle clair.
À une absence de tension dans un coin autrefois serré. Le pardon, le vrai, porte un autre nom :
la paix. Il apparaît quand la blessure n’a plus besoin de se défendre.
Quand le paysage intérieur s’est déjà remis à respirer.
Quand le « enfin » a fait son travail. On ne pardonne pas pour guérir.
On guérit un peu… et le pardon se présente.
Ou pas.
Mais toujours sans violence. (Insère ici l’illustration luciole que tu as choisie)
🌙 Signature Observatoire
Ici, on ne force rien.
On éclaire.
Et ce qu’on éclaire finit toujours par bouger.